Une lettre d’informations d’Act In Biotech

Mediator : le président de l’Agence du médicament compte « assumer la responsabilité »

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a été mise en examen pour homicides et blessures involontaires le 19 mars dans l’affaire du Mediator.
« J’assumerai la responsabilité. On va en profiter pour tirer les leçons. Nous ferons en sorte que cela ne se reproduise pas », a assuré D. Maraninchi, le directeur général de l’ANSM, au cours d’un point de presse le 26 mars, comme le rapporte l’AFP. Dans l’enquête sur le Mediator, l’agence du médicament est soupçonnée d’avoir fait preuve de négligence dans la surveillance de la dangerosité potentielle du médicament. Il a été reproché à l’agence « d’avoir contribué à créer la situation qui a engendré le dommage des victimes et de n’avoir pas pris les mesures permettant de l’éviter » entre 1995 et 2009, année de l’interdiction du Mediator par les autorités.
Ce médicament, fabriqué par les laboratoires français Servier et indiqué dans le traitement du diabète de type II, a longtemps été prescrit et utilisé comme coupe-faim pour des patients en surcharge pondérale.
L’ANSM « s’inscrit en tant que personne morale dans la continuité des droits et devoirs de l’Afssaps » et « apportera sa pleine et entière contribution à la justice », avait assuré l’agence dans un communiqué le 19 mars. Lors du même point presse, l’ANSM a également évoqué son rapport d’étape publié ce 26 mars sur les dangers de la pilule contraceptive. « Il y a une grande différence (entre l’affaire du Mediator et celle des pilules contraceptives), le Mediator n’a pas d’utilité », a tenu à préciser l’épidémiologiste Mahmoud Zureik, rapporte l’AFP. Concernant le Mediator, « le risque a été caché par l’industriel (les laboratoires Servier, ndlr), ce qui n’est pas le cas pour les pilules ».

Source : www.usinenouvelle.co…

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