Une lettre d’informations d’Act In Biotech

République Tchèque : Avancée dans le traitement contre le cancer

Des chercheurs de l’Université Mendel à Brno ont trouvé un moyen de limiter l’action des traitements anticancéreux aux zones tumorales. Cette technique, développée au Centre de Transfert des Technologies, pourrait permettre de réduire les effets nocifs des traitements anticancéreux.
En effet, les médicaments habituellement utilisés en chimiothérapie contiennent des composés relativement toxiques. Les sels de platine, par exemple, inhibent la multiplication des cellules cancéreuses et conduisent à leur mort, mais ils présentent l’inconvénient d’affaiblir considérablement le système immunitaire des patients, provoquant l’apparition de maladies opportunistes, perturbations gastro-intestinales ou autres problèmes de fertilité.
La technique développée par les scientifiques de l’institut de Biochimie de Brno fait intervenir une protéine impliquée dans la régulation de l’absorption du fer : l’apoferritine. Cette protéine peut alternativement fixer les atomes de fer, pour former la ferritine et les relarguer pour repasser sous la forme d’apoferritine. Les chercheurs de Brno ont utilisé l’apoferritine comme une cage pour piéger les substances anticancéreuses. Empruntant la voie sanguine, l’apoferritine, qui possède des molécules capables de détecter spécifiquement les cellules cancéreuses, peut ensuite relarguer les substances actives au niveau des tumeurs. Il s’agirait là d’un traitement ciblé aux seuls tissus malades, qui éviterait aux cellules saines de subir des dommages causés par les anticancéreux. Les études cliniques doivent encore être menées avant que ce traitement, qui se ferait sur plusieurs années, ne puisse voir le jour.

Source : Rapport d’Ambassade

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