Une lettre d’informations d’Act In Biotech

Annonces 26/02/2013

Biologie « Open Source » : une collaboration inhabituelle entre professeurs et biohackers
L’université de Copenhague a démarré une collaboration d’un nouveau genre avec une association de biohackers, pionniers de la biologie « à faire soi-même » promise, selon Birger Lindberg Møller, professeur de biologie synthétique à l’université de Copenhague et initiateur de cette collaboration, à un brillant avenir. « Cet environnement est extrêmement propice à l’innovation, il apporte beaucoup d’inspiration tant aux chercheurs qu’aux jeunes entreprises. De notre côté, nous bénéficions d’une solide expérience. C’est donc une coopération bénéfique à toutes les parties » explique-t-il.

L’association BiologiGaragen fondée par de jeunes étudiants [1] est la première de son genre au Danemark. Elle s’attache à promouvoir la biologie « open source » et la dissémination des connaissances notamment à travers des expositions interactives présentant des expériences qui requièrent très peu de matériel et des connaissances basiques pouvant ainsi être reproduites à la maison par n’importe qui et dont les résultats peuvent bénéficier à tous. Elle s’était notamment fait connaître début 2013 grâce à plusieurs séances de démonstration [2] au Medical Museion de Copenhague durant lesquelles le public était invité à réaliser plusieurs expériences, extraction d’ADN, par exemple, à partir de matériel de laboratoire de récupération ou encore d’ustensiles de cuisine.
À titre d’exemple, les biohackers sont parvenus à développer une application pour smartphone permettant de compter les colonies de bactéries qui peut être téléchargée gratuitement alors qu’un équipement similaire coûte environ 20 000 couronnes danoises (environ 3000 euros) dans le commerce classique.
Le professeur Birger Lindberg Møller se montre très optimiste quant à ce nouveau modèle de partage des connaissances. Il est important, selon lui, d’impliquer ces nouveaux acteurs indépendants de l’innovation, sources potentielles de croissance, tout en restant conscient cependant que le développement de ce type de recherche impliquera la création de nouveaux modèles d’entreprises.
L’industrie se montre également intéressée : « Nous considérons l’évolution de cette association avec beaucoup de curiosité et d’intérêt. L’innovation n’est pas réservée aux universités et aux entreprises, mais a de plus en plus souvent lieu dans ce genre d’environnement. Les activités de Novozymes sont très dépendantes des nouvelles connaissances qui peuvent être produites et nous avons donc d’ores et déjà choisi de nous rallier à cette nouvelle tendance en soutenant ce type de communauté » a déclaré Thomas Schäfer, Vice-Président de l’Innovation Office & Microbial Biotechnology au sein de Novozymes Research and Development.

ciid.dk/education/po…
www.museion.ku.dk/wh…
Source : Rapports d’Ambassade

Odense choisit pour l’ouverture du tout premier centre Max-Planck dans les pays nordiques
C’est au sein de l’université du Sud-Danemark, à Odense que s’est ouvert le 7 février 2013 le tout premier centre Max-Planck implanté dans un pays nordique. Le centre sera dédié à la recherche sur les effets du vieillissement sur la santé et la longévité ainsi qu’aux conséquences de l’allongement de l’espérance de vie sur l’évolution de la société. Le nouveau Max-Planck Odense Center on the Biodemography of Aging, branche de la prestigieuse institution allemande, sera donc dirigé par le professeur James W. Vaupel qui était déjà à la tête du département de recherches démographiques de l’institut Max-Planck de Rostock.
L’un des objectifs de l’ouverture de ce centre est de créer un pôle interdisciplinaire de recherche en biodémographie regroupant notamment des biologistes et des mathématiciens issus de différents départements de l’université du Sud-Danemark.
Le Max-Planck Odense Center on the Biodemography of Aging sera localisé au Institute of Public Health et comprendra également parmi l’équipe de direction 2 professeurs de l’université du Sud-Danemark : Kaare Christensen du Danish Aging Research Center and Donald Canfield du Nordic Center for Earth Evolution.

James W. Vaupel — Directeur du Max-Planck Odense Center on the Biodemography of Aging — email : ed.gpm.rgomednull@vwj
- Kaare Christensen – Professor, Chief Physician, SDU — kchristensen@health….
- Donald Eugene Canfield – Professor, SDU — kd.uds.ygoloibnull@ced
Source : Rapports d’Ambassade

Accord de coopération entre le Fonds National de la Recherche du Luxembourg et l’Agence Nationale de la Recherche
Conscients du rôle majeur que jouent les agences nationales de financement de la recherche sur projets dans la construction du paysage européen de la recherche, le FNR et l’ANR ont décidé de lever les obstacles qui freinent la planification et l’implémentation de projets transnationaux en signant un accord bilatéral de type « Lead agency ».
Le contrat de type Lead Agency1 qui a été signé le 19 février 2013 par Yves Elsen, Président du Conseil d’administration du FNR, par Pascale Briand, Directrice générale de l’ANR et Marc Schiltz, Secrétaire général du FNR, est l’un des instruments les plus efficaces dans ce domaine. Ainsi, grâce à cet accord, des chercheurs issus d’institutions de recherche publiques luxembourgeoises pourront désormais soumettre des projets transnationaux avec leurs collègues français, via le programme Blanc de l’ANR. En tant que lead Agency, l’ANR procède à l’évaluation et à la sélection des projets en respectant les standards internationaux et décide des projets à financer. Le FNR, de son côté, finance la partie luxembourgeoise du projet.
Le premier appel FNR-ANR a été lancé en octobre 2012. À la clôture de l’appel, au 17 janvier 2013, une trentaine de projets transnationaux ont été soumis à l’ANR et sont actuellement en phase d’évaluation.
Selon Marc Schiltz, Secrétaire général du FNR, la collaboration FNR-ANR offre aux chercheurs luxembourgeois un accès plus simple à l’un des meilleurs paysages de la recherche du monde et contribue ainsi à rendre la recherche luxembourgeoise plus compétitive. Pour Pascale Briand, la stratégie de l’ANR s’inscrit dans une véritable dynamique. « Nous nous situons dans un mouvement d’harmonisation de l’espace européen de la recherche dont les mots clés sont confiance, simplification, lisibilité. »

Source : ANR

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