Une lettre d’informations d’Act In Biotech

Canada : Une meilleure maîtrise des enzymes pour le contrôle de la glycémie

Une étude menée par l’Université Simon Fraser de Vancouver (SFU) vient de montrer que les enzymes intestinaux responsables de l’assimilation des féculents peuvent être activés ou désactivés, dans le but d’aider à mieux contrôler ces processus chez les personnes atteintes de diabète de Type 2.

Cette technique, appelée « toggling » (de Toggle : basculer), a été découverte dans le laboratoire du Professeur Mario Pinto, Vice-président Recherche de SFU, qui a conçu des inhibiteurs capables de réguler chacune des quatre enzymes digesteurs d’amidon, appelées alpha-glucosidases. Cela pourrait mener à des solutions pour les diabétiques et les personnes sujettes à l’obésité.

Trois de ces enzymes sont responsables de la synthèse du glucose à partir de l’amidon, chacune de manière différente. Une quatrième dégrade le saccharose, pour donner également du glucose. Occasionnellement, une ou plusieurs de ces enzymes est manquante, ce qui affecte la façon dont le glucose est créé. « Nous voulions déterminer si l’on pouvait contrôler la libération de glucose lorsque l’amidon est décomposé dans le corps », dit Pinto, dont le travail a inclus également la caractérisation des chacune de ces quatre enzymes. Il précise que les inhibiteurs découverts pouvaient inhiber les enzymes d’une manière sélective et contrôler la décomposition de l’amidon. Cela signifie qu’il pourrait être possible de fournir une enzyme manquante, ou encore de développer des nouveaux amidons digestibles par les seules enzymes disponibles. « Tout est une question de contrôle et d’utilisation de l’information moléculaire disponible pour contrôler les enzymes à leur tour », dit-il.

Cette découverte pourrait permettre le contrôle du sucre dans le sang dans le diabète de type 2, mais également utile dans d’autres cas. Lorsque des enzymes sont manquantes (une caractéristique d’une maladie rare connue sous le nom de CSID, intolérance héréditaire au sucrose et au maltose), Pinto précise qu’il pourrait être possible d’en administrer une, et de concevoir des aliments mieux adaptés. « C’est une avancée importante », ajoute Pinto, qui note que le contrôle de la quantité exacte de glucose délivrée à différents points du petit intestin pourrait être envisageable.

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Source : Rapports d’Ambassade

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