Une lettre d’informations d’Act In Biotech

Israël : Dissection des mécanismes de libération synaptique

Le cerveau est composé de plus d’un milliard de cellules nerveuses. Pour autant, si le nombre de neurones est relativement fixe à l’âge adulte cela ne signifie pas que la communication au sein des réseaux neuronaux soit figée, immuable. Bien au contraire, l’activité neuronale est dynamique et les réseaux sur lesquels elle s’appuie sont « plastiques ». Cette particularité tient au fait que les connexions entre neurones, appelées synapses, sont nombreuses et capables de se réorganiser au gré de l’activité neuronale et de la pertinence de l’information transmise. Le renforcement ou l’élimination d’une connexion dépend notamment du nombre de fois où elle est activée, mais aussi du contexte émotionnel et motivationnel dans lequel est placé l’individu. Si les réseaux neuronaux sont ainsi constamment « en chantier », redessinés, réarrangés, cela est possible grâce à l’action coordonnée de protéines synaptiques permettant la libération de médiateurs chimiques et de l’intégration de leur signal.

Le laboratoire dirigé par la Pr Uri Ashery au sein du département de neurobiologie de l’Université de Tel-Aviv apporte actuellement une contribution essentielle à la compréhension des mécanismes moléculaires de la libération synaptique en condition normale et pathologique. Lors de ces dernières années, le groupe a étudié la fonction de plusieurs protéines synaptiques à l’aide d’une palette de techniques de biologie moléculaire, de biochimie, d’électrophysiologie, d’imagerie calcique et de modélisation computationnelles. Son groupe a pu démontrer le rôle de plusieurs facteurs tels que munc13, munc18, Tomosyn ou encore DOC2. Tous régissent un ensemble d’étapes de la libération de neurotransmetteurs et leur absence conduit à différents niveaux à une perturbation, une perte de synchronie dans la genèse d’activités synaptiques spontanées.

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