Une lettre d’informations d’Act In Biotech

Irlande : Une nouvelle méthode pour diminuer les rejets lors de greffe de cornée

Les taux de succès des greffes de cornée pourraient être grandement améliorés suite à une percée importante visant à modifier génétiquement les cornées des donneurs. La méthode mise au point par des chercheurs du Regenerative Medicine Institute REMEDI de l’Université de Galway menés par Dr Thomas Ritter est actuellement en cours d’essai préclinique.

Avec plus de 100.000 opérations par an dans le monde entier, la greffe de cornée (kératoplastie pénétrante) est l’opération de greffe la plus fréquente. La cornée est la surface transparente de l’œil, en forme de dôme, qui permet la focalisation. Les greffes peuvent restituer la vue, réduire la douleur et améliorer l’apparence d’une cornée endommagée ou malade.

Bien que la kératoplastie pénétrante soit une opération avec de bons taux de succès, les rejets de greffe existent encore. Pour certains patients à haut risque, les taux de rejets peuvent aller jusqu’à 50 %. En utilisant leur technique, l’équipe du REMEDI a montré de bons succès dans les essais de laboratoire avec une réponse inflammatoire diminuée et une protection contre le rejet. Aucun traitement antirejet supplémentaire n’a été nécessaire pour les receveurs de cornées préalablement modifiées.

Ces chercheurs ont utilisé les dernières avancées techniques de la biologie moléculaire pour forcer la cornée du donneur à produire plus de ligands PD-L1 (« programmed cell death-Ligand 1 ») afin d’encourager l’œil à accepter la greffe. PD-L1 est connu pour sa capacité à stopper l’activité des cellules immunitaires et à empêcher ces dernières de perturber le processus. Ces résultats encourageants peuvent mener à un nouveau protocole pour les patients à ‘haut risque’ devant subir une greffe cornéenne.

Potentiellement, cette méthode pourrait être appliquée à d’autres types de transplantation. Par exemple, elle pourrait être utilisée pour protéger les îlots de Langerhans (cellules pancréatiques) transplantés pour le traitement de diabète de type 1.

Les chercheurs de cette équipe projettent de travailler sur les cellules souches mésenchymateuses et leur utilisation pour éviter les rejets de greffe.

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Source : Rapports du CNRS

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