Une lettre d’informations d’Act In Biotech

Irlande : Une nouvelle cible pour le traitement de la maladie de Hodgkin

Une étude a identifié une nouvelle cible, une protéine appelée Bfl-1, dans les cellules cancéreuses du lymphome de Hodgkin contre laquelle de nouvelles thérapies pourraient être conçues avec moins d’effets secondaires.

La maladie de Hodgkin ou lymphome de Hodgkin est un cancer qui touche le système lymphatique, l’une des composantes les plus importantes du système immunitaire. Elle est caractérisée par le développement anormal des cellules immunitaires appelées lymphocytes de type B. Ces cellules grossissent, prolifèrent et s’accumulent dans les ganglions lymphatiques. Bien que la maladie soit tout à fait soignable pour la plupart des patients, le traitement du lymphome de Hodgkin est problématique, car il peut se révéler néfaste, surtout pour les très jeunes patients.

Connues comme les cellules Hodgkin et Reed-Sternberg (H/RS), les cellules malignes ne représentent en fait qu’une petite fraction de la tumeur, mais sont essentielles au développement de cette dernière. Les recherches menées s’efforcent de permettre de comprendre les défauts moléculaires qui font que ces cellules grandissent sans contrôle.

Le travail de ces chercheurs de la Dublin City University en collaboration avec l’Université de Birmingham a montré pour la première fois qu’une protéine cellulaire clé appelée Bfl1, qui est connue pour prolonger la survie d’une cellule, est souvent présente dans les cellules H/RS. En augmentant ou diminuant artificiellement la quantité de Bfl1 dans des cellules H/RS cultivées, la tolérance de ces cellules à certains agents chimiothérapeutiques a été affectée en conséquence. Ces résultats sont la première indication que Bfl1 joue un rôle crucial dans le fait de prolonger la survie de certaines cellules H/RS, la faisant ainsi une cible intéressante pour les traitements futurs contre le lymphome de Hodgkin. Bien que ce dernier soit heureusement devenu une maladie extrêmement soignable grâce aux avancées des traitements chimiothérapiques de ces dernières années, les effets toxiques à long terme de ces traitements, potentiellement fatals sur des patients souvent jeunes, sont une source d’inquiétude importante. Le défi thérapeutique est de minimiser les traitements en développant ceux qui visent et neutralisent des protéines cellulaires spécifiques qui favorisent la survie de cellules cancéreuses. Le ciblage de Bfl-1 serait une stratégie attrayante à cet égard, en combinaison avec une chimiothérapie à dose réduite.

Une autre recherche menée dans ce laboratoire a montré que le virus de l’herpès ou virus d’Epstein-Barr (EBV), qui est présent dans les cellules de la tumeur dans environ la moitié des cas de lymphome de Hodgkin, peut stimuler la production de Bfl1 dans sa cellule hôte.

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