Une lettre d’informations d’Act In Biotech

Espagne : Une cartographie du cerveau pour comprendre la maladie d’Alzheimer

Dans une population européenne vieillissante, les maladies neurodégénératives et la maladie d’Alzheimer en particulier touchent aujourd’hui plus de 7 millions de personnes et on estime que ce chiffre passera à 11 millions en 2040. Or il n’existe aujourd’hui pas de traitement pour ce type de maladies. C’est la raison pour laquelle la recherche se structure dans ce domaine au niveau européen et international, avec notamment l’initiative européenne JPND (Joint Programming for Neurodegenerative Disease).

L’Espagne vient d’annoncer à ce titre la participation de trois de ses institutions au réseau des centres d’excellence en recherche neurodégénérative (CoEN) : le Centre de Recherche sur les Maladies Neurodégénératives (CIEN), le Centre de Recherche Biomédicales en Réseau sur les maladies neurodégénératives (CIBERNED) et l’unité de recherche sur la maladie d’Alzheimer commune à l’Instituto de Salud Carlos III et la Fondation Reina Sofia. Le CIBERNED rassemble 58 groupes de recherche et plus de 500 chercheurs répartis à travers le pays. Les trois entités disposent d’infrastructures de pointe avec notamment un département de neuro-imagerie, doté d’un équipement de résonnance magnétique de dernière génération (3T), ainsi que d’une banque de tissu spécialement dédiée au cerveau.

En parallèle, le CSIC et l’Université Politécnica de Madrid ont lancé, le 23 février, en présence de la Reine d’Espagne, le projet « Alzheimer 3D » qui vise à dresser une cartographique complète du cerveau des personnes atteintes par cette maladie afin de mieux en comprendre les différentes composantes, cliniques, génétiques, moléculaires, fonctionnelles et pathologiques. Il s’agira dans un premier temps de développer les instruments de calcul afin de constituer une base de données des différents types d’information disponibles, avant de concevoir de nouvelles technologies pour la création d’un logiciel dédié de gestion et navigation. Un tel outil devrait permettre de simuler et de mieux comprendre l’évolution de la maladie

Source : Rapports d’ambassade

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