Une lettre d’informations d’Act In Biotech

Allemagne : Neuroblastomes : nouvelle thérapie basée sur les lymphocytes natural killer

Un groupe de chercheurs mené par la biologiste et médecin Ulrike Köhl du Département d’hématologie, oncologie et hémostaseologie pédiatrique de la Clinique de l’Université Goethe de Francfort-sur-le-Main (Hesse) et par le biologiste Joachim Koch de la Georg-Speyer-Haus de la même ville, développe une nouvelle immunothérapie pour contrer les mécanismes d’évitement du système immunitaire utilisés par les tumeurs.

Les lymphocytes natural killer (LNK) sont normalement en première ligne de défense du système immunitaire : ils surveillent, reconnaissent et détruisent les cellules anormales. Chez les patients ayant un neuroblastome avancé, cette surveillance ciblée des tumeurs est fortement restreinte. Les cellules tumorales libèrent pour cela des facteurs qui empêchent l’activation des LNK.

L’équipe de Francfort a pu tester sa nouvelle immunothérapie dans le cadre d’une étude clinique : les jeunes patients atteints de neuroblastomes ont reçu un grand nombre de LNK hyperactivés par perfusion. Les LNK avaient été isolés du sang de l’un de leurs parents. Traités au préalable, ils possèdent bien plus de récepteurs de surface que les non-traités et peuvent ainsi mieux reconnaître, fixer et détruire les cellules tumorales. « Nous avons ainsi pu nettement augmenter l’agressivité des LNK envers les cellules de neuroblastome, » se réjouit Ulrike Köhl. Cependant, les chercheurs se sont aperçus que cette immunothérapie seule n’était pas suffisante pour améliorer de manière décisive le taux de guérison des jeunes patients en stade avancé. « Les responsables de cela sont les mécanismes d’évitement du système immunitaire utilisés par les tumeurs (“Tumor-Immun-Escape-Mechanismen”) découverts lors de cette étude », explique la chercheuse.

Ulrike Köhl et Joachim Koch prévoient à présent d’étudier ces mécanismes à la loupe pour améliorer leur immunothérapie et ainsi, dans le futur, augmenter les chances de guérison des jeunes patients au stade avancé.

Les travaux, effectués dans les laboratoires d’Ulrike Köhl, de Stephan Klöß (Clinique universitaire de Francfort, Laboratoire de transplantation de cellules souches et d’immunothérapie) et de Joachim Koch sont financés par la Fondation Wilhelm Sander-Stiftung à hauteur de 250 000 €.

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Source : Rapports du CNRS

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