Une lettre d’informations d’Act In Biotech

Annonces 05/12/2011

Un million d’euros pour la recherche immunologique en Bavière
L’Etat libre de Bavière soutient financièrement l’université de Ratisbonne (Bavière) dans l’agrandissement et la transformation de son Centre d’immunologie interventionnelle (centre GKC) en Institut Leibniz. La contribution du Land se chiffre à un million d’euros pour l’année 2012, et devrait augmenter par paliers dans les années suivantes. Le recteur de l’université de Ratisbonne, Thomas Strothotte, se réjouit de ce soutien, qui permet d’ancrer durablement une recherche médicale de pointe à Ratisbonne.

Le centre GKC, fondé en 2010, rassemble à Ratisbonne tous les domaines qui développent de nouvelles thérapies immunes contre le cancer, les infections ou les maladies immuno-déficientes, ainsi que pour les transplantations d’organes et de cellules-souches. Des compétences de pointe s’y sont constituées ses dernières années dans ces domaines. Reinhard Andreesen, directeur du centre, explique que le but du centre GKC est de promouvoir durablement le développement de ce savoir et de parvenir ainsi à la mise en application plus rapide de nouvelles thérapies immunes.

Le soutien de la Bavière permet à des groupes de chercheurs venant de différents domaines (chirurgie, médecine interne…) de se constituer, de mettre en place de nouvelles chaires, de développer les infrastructures de recherche, et de promouvoir plus fortement la relève scientifique. Reinhard Andreesen pointe que comme il faut beaucoup de temps pour obtenir de meilleures thérapies contre le cancer ou d’autres maladies lourdes, relever ces défis nécessite une bonne planification et une perspective financière stable. C’est ce que le centre GKC cherche à faire en se transformant en institut de la Communauté Leibniz.

Le centre est également appuyé par son curatorium, présidé par le ministre d’Etat Thomas Goppel, fervent partisan d’un soutien de la Bavière au centre GKC. « Nous sommes très reconnaissants d’avoir autant de soutiens, avec les députés du parlement bavarois, les secrétaires d’Etat Markus Sackmann et Bernd Sibler, la ville de Ratisbonne, et l’économie régionale » expose Thomas Strothotte. « Notre engagement commun s’est révélé payant. Maintenant nous devons réaliser les projets de recherche. »

http:// www.gkc-r.de

Nouveau centre de recherche sur les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin
L’Agence allemande de moyens pour la recherche (DFG) finance la mise en place du groupement de recherche CEDER « Pathogénèse moléculaire et thérapies optimisées des maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI) » à la Clinique universitaire de l’Université Friedrich Alexander d’Erlangen-Nuremberg (Bavière). Les deux millions d’euros disponibles pour les trois prochaines années permettront l’ouverture d’une quinzaine de postes de chercheurs et de techniciens. Christoph Becker, Professeur de gastroentérologie moléculaire à la Clinique médicale 1, est le Directeur de cette nouvelle structure.

Jusqu’ici, les seuls traitements disponibles contre les MICI sont des immunosuppresseurs non-spécifiques. « Cependant ces médicaments répriment l’ensemble du système immunitaire et augmentent ainsi la sensibilité des patients aux infections. De plus, ils subissent parfois de graves effets secondaires » explique Markus Neurath, Directeur de la Clinique médicale 1 et porte-parole de l’initiative.

Ces dernières années, les recherches ont conduit à la conclusion qu’une des origines de la maladie, outre l’influence de l’environnement et les facteurs génétiques, est l’activation inappropriée du système immunitaire intestinal. La compréhension de son processus pathophysiologique reste cependant incomplète malgré l’importance qu’elle revêt pour le développement de nouvelles thérapies.

Selon les chercheurs, « sept sous-projets font intervenir la Clinique médicale 1, la Clinique de la peau, la chirurgie et la médecine expérimentale pour découvrir de nouvelles méthodes pour le traitement des MICI. Au centre de ces recherches se trouve la question suivante : comment influencer activement et de façon ciblée le système immunitaire ? ». L’objectif final est de développer des thérapies qui stopperaient précisément des processus cellulaires pathogènes tout en conservant les défenses immunitaires des patients contre les bactéries et les virus. Pour cela, il faudra tout d’abord comprendre les mécanismes moléculaires sous-jacents à la maladie. Pour les patients, ceci pourrait, dans le meilleur cas, déboucher non seulement sur le soulagement de leurs symptômes mais aussi peut-être sur de meilleures chances de guérison.

www.inserm.fr/themat…

Un nouvel Institut Boltzmann pour l’étude des insuffisances cardiaques
L’Université de Médecine de Graz a inauguré un nouvel Institut Boltzmann. Dirigé par le directeur du Département de Cardiologie de l’Université, Burkert Pieske (également président de la Société autrichienne de cardiologie), cet institut a pour objectif de se consacrer à l’étude des insuffisances cardiaques.

Spécialisation sur les insuffisances diastoliques

L’insuffisance cardiaque touche actuellement environ 200.000 personnes en Autriche – et ce chiffre est en augmentation continue. Lancé pour une durée de sept ans, l’Institut Ludwig Boltzmann pour la recherche sur l’insuffisance cardiaque doit explorer de nouvelles méthodes de détection précoce et de nouveaux traitements.

L’on parle d’insuffisance cardiaque lorsque le corps n’arrive plus à fournir suffisamment de sang et d’oxygène aux tissus : le débit cardiaque est insuffisant par rapport à la demande en oxygène du corps. Cela se traduit par différents symptômes : épuisement rapide, gonflement des jambes, troubles du rythme cardiaque… On assiste en général à une baisse significative de la qualité de vie, et le taux de mortalité à cinq ans dépasse les 50%.

Environ 30 à 50% des patients possèdent pourtant un cœur dont les fonctions de pompage sont normales, mais souffrent d’une déficience du remplissage du cœur. Cela créé un reflux de sang dans les poumons, ce qui conduit à un essoufflement anormal. C’est sur ce type d’affections que ce nouvel Institut se spécialise : en effet, s’il existe des thérapies médicamenteuses efficaces pour les insuffisances cardiaques systoliques (phase de contraction cardiaque), il n’en existe actuellement pas d’influentes pour les insuffisances diastoliques (phase d’expansion cardiaque). La tâche de l’Institut sera de transposer les résultats issus de la recherche fondamentale vers les applications pratiques. Ce processus nécessite l’expertise et la collaboration de nombreux spécialistes : ainsi les 18 scientifiques de l’Institut collaborent avec quelques 70 chercheurs de l’Université de Médecine de Graz, de l’AIT (Austrian Institute of Technology), de l’Université de Graz, de Bayer Health Care Pharmaceuticals, de la caisse de santé de Styrie ainsi que de l’association des hôpitaux de Styrie (KAGes). Le budget alloué aux quatre premières années de fonctionnement est de 5,6 millions d’euros, répartis entre les partenaires et l’association Ludwig Boltzmann.

Les instituts de recherche Ludwig Boltzmann sont au nombre d’une vingtaine. Ils sont regroupés dans l’association Ludwig Boltzmann (LBG) de droit privé. Elle comprend environ 250 chercheurs et bénéficie d’un financement public important du Ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur (environ 3,6 millions d’euros par an) ; la Fondation Nationale pour la recherche et de développement technologique (2,5 millions par an) et de la ville de Vienne (1 million par an). Les points forts de cette association sont la médecine, les sciences de la vie, les sciences sociales, culturelles et littéraires.
Ouverture d’un département hospitalier spécialisé dans les cellules souches iPS
Les cellules iPS ou cellules souches pluripotentes induites (induced Pluripotent Stem Cells) sont obtenues par la reprogrammation génétique de cellules somatiques adultes. Tout comme les cellules souches embryonnaires, elles sont capables de se multiplier indéfiniment et de se différencier en cellules de n’importe quel organe. Elles représentent une innovation médicale prometteuse et font l’objet de nombreux travaux de recherche afin de s’assurer de leur potentiel thérapeutique.

Le professeur Yamanaka, scientifique de l’université de Kyoto à l’origine de la découverte des cellules souches iPS, a récemment annoncé l’ouverture prochaine d’un département spécialisé dans ce types de cellules au sein de l’hôpital de l’université de Kyoto. Avec l’aide des scientifiques de l’hôpital de l’université de Kyoto, le Center for iPS Cell Research and Application effectue déjà de nombreux travaux sur les cellules souches induites. Cependant, c’est la première fois que cette technologie dispose d’un centre dédié au sein d’un établissement hospitalier. Grâce à ce département, les scientifiques espèrent faciliter le prélèvement de cellules des patients et accélérer le développement de traitements pour les maladies incurables.

Sous la direction du médecin pédiatre Heike Toshio, le département sera divisé en deux sections distinctes. La première nommée iPS Saibou Gairai aura la responsabilité d’informer les patients sur les cellules souches induites et de prélever des cellules de peau des malades atteints de maladies telles que les cancers ou la maladie d’Alzheimer. La seconde section sera dédiée à l’amélioration des procédés de sélection des cellules iPS et au développement de traitements.

En association avec le Riken Bioresource center situé dans la préfecture d’Ibaraki, une banque de cellules iPS sera également mise en place. Elle mettra à la disposition des chercheurs, des lignées cellulaires variées permettant de mener des études sur les mécanismes de cancérisation notamment.

Ce département unique en son genre ouvrira ses portes dès le début du mois de décembre. Selon le professeur Yamanaka, cette initiative constitue un pas supplémentaire vers l’application clinique des cellules iPS.

Source : Rapports d’Ambassade

Le réseau Euraxess France devient une association
Ayant pour mission l’accueil et le soutien à la mobilité des chercheurs étrangers en France, Euraxess France était auparavant un réseau informel, comme ses homologues européens. Devenu une association, dont l’ABG-Intelli’agence est membre du conseil d’administration, le réseau votera la composition de son bureau lors de la première assemblée générale qui aura lieu les 5 et 6 décembre 2011 à Nancy.
À l’origine, Euraxess est une initiative de l’Union européenne datant de 2006 et basée sur 4 piliers principaux :
1. Euraxess Rights : promotion d’une charte de bonne conduite pour assurer aux chercheurs des conditions de travail idoines au sein des labos signataires
2. Euraxess Jobs : une plateforme européenne proposant des offres d’emploi adressées aux doctorants et chercheurs, tous domaines confondus
3. Euraxess Links : composé par des « euraxess officers » dans 5 pays du monde (Chine, Etats-Unis, Inde, Japon, Singapour) qui sont chargés de faire le lien entre les chercheurs européens expatriés et l’Union européenne
4. Euraxess Services : des centres de services assurant une assistance aux chercheurs étrangers en mobilité

Euraxess France est parmi l’un des plus vastes et des plus actifs des 38 réseaux membres de l’initiative européenne. Celui-ci possède 22 centres de services et 8 points de contact locaux répartis sur l’ensemble du territoire français. L’assistance fournie par l’association aux chercheurs étrangers est gratuite. Celle-ci concerne aussi bien les démarches administratives (visas, permis de travail, assurance…) que le suivi au quotidien (logement, cours de langue, recherche d’école pour les enfants, activités culturelles…) afin de faciliter au maximum leur installation, leur adaptation et leur intégration.
En outre, le réseau est structuré en plusieurs groupes de travail chargés de réfléchir sur diverses thématiques concernant les chercheurs (guide de pratiques française en location immobilière) ou les personnels des centres (recensement, formation, communication et promotion).
L’assemblée générale prévue les 5 et 6 décembre a Nancy sera l’occasion pour les membres de l’association de recevoir une formation sur la communication interculturelle, mais aussi d’échanger autour du thème des régimes d’allocations chômages et de droits à la retraite des chercheurs étrangers de passage en France.

ec.europa.eu/euraxes…

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