Une lettre d’informations d’Act In Biotech

Annonces 30 septembre 2011

Sclérose en plaque : démarrage d’un essai clinique à l’aide de cellules souches
Suite à des résultats encourageants en 2009, l’utilisation de cellules souches adultes autologues (cellules appartenant à l’organisme dans lequel elles seront ré-injectées) comme traitement potentiel de la sclérose en plaque (SEP), fera l’objet d’un large essai clinique multi-centre de phase 2 qui devrait démarrer fin 2011. Celui-ci devra évaluer la tolérance et l’absence d’effets secondaires graves chez près de 200 patients recrutés à travers le monde et les résultats sont attendus d’ici 3 à 5 ans dans le cadre d’une collaboration internationale sans précédent et porteuse de grands espoirs pour cette maladie qui ne connaît encore aucun traitement satisfaisant.

Dans un premier temps, les cellules souches seront extraites de la moelle osseuse du patient, mises en culture au laboratoire pour induire leur différenciation en cellules souches neurales, et, une fois prêtes, seront ré-injectées dans la circulation sanguine du patient. Une telle procédure réduira ainsi à néant les risques de rejets. Les cellules souches ré-injectées devraient alors se diriger vers le cerveau où les chercheurs espèrent qu’elles seront capables de réparer les dommages causés par la maladie. Au cours d’études préliminaires précliniques, ces cellules souches semblaient être capables de protéger les cellules hématopoïétiques (productrices de cellules sanguines) et la myéline des fibres du système nerveux central. La myéline est une membrane grasse qui entoure et isole certains types de nerfs, en particulier ceux retrouvés dans le cerveau et la moelle épinière, et qui est attaquée par le système immunitaire des personnes atteintes de SEP (voir ci-dessous).

Le volet britannique de cet essai clinique sera financé à hauteur de 1 M£ par la Societé pour la Sclérose en Plaque (Multiple Sclerosis Society) et la Fondation britannique pour les Cellules Souches (UK Stem Cell Foundation), un financement qui inclura trois études :
- étude de la capacité immuno-thérapeutique des cellules souches mésenchymateuses autologues pour empêcher et potentiellement inverser la détérioration neurologique prenant place par étapes. Ce volet sera mené par le Pr Paolo Muraro, basé à Imperial College London, qui recrutera 13 patients au Royaume-Uni ;
- évaluation de greffes de cellules souches neurales pour traiter les névrites optiques, un symptôme de la sclérose en plaque qui réduit la capacité de vision en raison de l’inflammation du nerf optique. Le Pr David Baker, de Queen Mary University of London, sera en charge de ce volet ;
- le Pr Cris Constantinescu, du Queen’s Medical Centre (QMC) de Nottingham, étudiera la capacité à influencer le système immunitaire et à protéger et réparer les cellules et nerfs cérébraux des cellules souches mésenchymateuses. Leur étude comprendra l’utilisation des techniques d’imagerie de résonnance magnétique à très forts champs magnétiques et étudiera les caractéristiques phénotypiques (observables) de ces cellules ainsi que les interactions immunitaires.

La sclérose en plaque
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie neurologique auto-immune chronique du système nerveux central. Elle est d’origine multifactorielle et ses manifestations cliniques sont liées à une démyélinisation des fibres nerveuses du système nerveux central (cerveau, moelle épinière et nerf optique). La démyélinisation entrave la transmission des messages électriques le long des nerfs et par conséquent la communication entre le cerveau et le reste du corps.

Des études sur des cohortes de jumeaux ont montré que la SEP n’est pas une maladie exclusivement génétique. En effet, lorsque l’un des jumeaux est atteint de la maladie, l’autre ne développe pas forcément la maladie. Il n’existe actuellement que des traitements palliatifs permettant de ralentir le développement inéluctable de la maladie.

On estime aujourd’hui à près de 100.000 cas sur le territoire britannique (une prévalence plus forte qu’en France, où l’on compte environ 80.000 cas).

Sources :
BioNews – 01/08/11 – www.bionews.org.uk/p…
Stem Cell Pioneer – 30/07/11 – www.stemcellpioneers…
BBC News – 29/07/11 – www.bbc.co.uk/news/h…

20 nouveaux groupes pour jeunes chercheurs sélectionnés par la Communauté Helmholtz
A la suite d’un examen minutieux par un jury international et interdisciplinaire, 20 nouveaux groupes de jeunes chercheurs vont être mis en place. Chacun des jeunes chercheurs va pouvoir créer son équipe de recherche au sein d’un centre de la Communauté Helmholtz (HGF), pour une durée de cinq ans et avec un budget minimum total de 250.000 euros. A la clé, la possibilité d’obtenir un poste permanent au sein de la HGF.

Comme le rappelle le professeur Mlynek, président de la HGF, cette offre est exceptionnelle pour un jeune chercheur brillant en début de carrière (entre 30 et 40 ans), qui se voit ainsi accorder des conditions de recherche extrêmement intéressantes. Cette initiative constitue une des mesures phare de la politique d’attractivité de la HGF. Par exemple lors de cette session, elle a pu récupérer quatre chercheurs allemands partis à l’étranger ainsi que huit chercheurs étrangers, qui étaient en poste au sein d’établissements prestigieux tels que le Massachussets Institute of Technology (MIT), le Lawrence Berkeley National Laboratory ou l’Université de Harvard.

Au total 226 jeunes chercheurs allemands et étrangers ont postulé pour créer l’un de ces groupes, dont près d’un tiers de femmes. Lors de la dernière phase de sélection, dix hommes et dix femmes furent sélectionnés. C’est la première fois que les équipes sont à parité homme-femme.

Les jeunes chercheurs présentent un thème de recherche et, lorsqu’ils sont sélectionnés, la possibilité leur est offerte de former leur propre équipe et de mener leurs travaux de manière autonome et en toute indépendance. De plus ils peuvent profiter des infrastructures de leur centre Helmholtz d’accueil. Au bout de trois à quatre ans, une évaluation intermédiaire est menée. En cas de résultat positif, la position du jeune chercheur est transformée en contrat à durée indéterminé sous forme de « Tenure Track ». Ces contrats renforcent les relations de la HGF avec le monde universitaire, les jeunes chercheurs ayant leurs laboratoires au sein d’un centre Helmholtz et donnant des cours ou des séminaires au sein d’un établissement partenaire. Ce qui permet de coupler leur carrière de recherche à une carrière universitaire, avec la possibilité d’obtenir un statut de professeur junior.

Après neuf sessions de sélections, 151 groupes ont été mis en place. La moitié des fonds nécessaires sont issus du Fonds pour l’impulsion et la mise en réseau mis en place par la HGF dans le cadre du Pacte pour la recherche et l’innovation. Son budget annuel est passé à 68,8 millions d’euros en 2011. La seconde moitié du financement des équipes de jeunes chercheurs est assurée par le centre Helmholtz d’accueil. En règle générale, ce financement permet au chercheur de financer de trois à quatre collaborateurs ainsi que des équipements de recherche.

Source : Rapports d’Ambassades

Lancement d’OncoStarter, programme de soutien à la maturation de projets dédiés a la cancérologie
Dans le cadre de la poursuite de sa stratégie d’aide au développement d’applications innovantes pour améliorer la prise en charge des patients atteints de cancer, le Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes (CLARA) lance « OncoStarter ». Dispositif de maturation de projets sans équivalent, il est spécifiquement dédié aux acteurs du transfert industriel et clinique en cancérologie. Peter Pauwels, délégué Général du Cancéropôle CLARA vous invite le Lundi 17 Octobre 2011 à 11 H 00 au Cancéropôle CLARA, 60, avenue Rockefeller. 69008 Lyon à découvrir, en avant-première, « OncoStarter » et sa valeur ajoutée dans le paysage des dispositifs de soutien à l’innovation, notamment au travers des témoignages de chercheurs entrepreneurs et de porteurs de projets innovants ayant capté des investisseurs. Les deux premiers projets soutenus par le programme « OncoStarter » seront présentés.
Merci de bien vouloir confirmer votre présence auprès de :
Cathy CLEMENT- Gaia Communication – +33 (0)1 30 82 66 65 – +33 (0)6 28 41 17 16
cathy.clement@gaiaco…

Le laboratoire Pharnext, société dirigée par Daniel Cohen, s’installe à Genopole

La société Pharnext, fondée en 2007 et dirigée par Daniel Cohen, a récemment installé son laboratoire dans la pépinière de Genopole. Société biopharmaceutique, Pharnext est spécialisée dans le développement de traitements innovants à partir de médicaments existants dont la toxicité est déjà connue et tolérable.
Pharnext se positionne sur le marché des maladies neurodégénératives et métaboliques. Localisé à la pépinière Cochin jusqu’en juin dernier, son siège social a été transféré à Issy-les-Moulineaux. Pharnext a récemment levé 2,5 millions d’euros.

www.pharnext.com/

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