Une lettre d’informations d’Act In Biotech

Environnement et génétique : rôle dans le développement de la sclérose en plaques

Une équipe de chercheurs de l’Université de Californie à Irvine (UCI) a mis en évidence l’existence de déclencheurs environnementaux et génétiques dans le développement de la sclérose en plaques. Ils présentent un modèle unifiant les différentes causes de la maladie, qui pourrait déboucher sur la mise au point de traitements personnalisés, basés sur les facteurs génétiques de chacun.

Une maladie mal connue
La sclérose en plaques est une maladie encore assez peu comprise. Il s’agit d’une maladie auto-immune chronique du système nerveux central (constitué du cerveau, de la moelle épinière et du nerf optique), caractérisé par la démyélinisation des fibres nerveuses. La myéline est une gaine qui entoure les fibres nerveuses et sert d’isolant pour la transmission des influx nerveux. La sclérose en plaques doit son nom à l’apparition de plaques de tissu cicatriciel en lieu et place de la myéline à plusieurs endroits au sein du système nerveux central. Au niveau de ces zones, la communication neurale est dégradée voire interrompue. La démyélinisation est causée par des cellules immunitaires de l’organisme, appelées lymphocytes T.

Les symptômes varient en fonction de la gravité de la démyélinisation et de la zone touchée et peuvent évoluer au cours du temps chez un patient : vision trouble, perte d’équilibre, perte de coordination, tremblements, fatigue extrême, perte de mémoire voire paralysie. La maladie n’est généralement pas mortelle mais elle peut se révéler très handicapante. Elle touche plus souvent (2 à 3 fois selon les chiffres) les femmes que les hommes et, bien qu’elle soit largement répartie dans le monde, touche plus généralement les pays tempérés et notamment l’Europe du Nord. Les estimations actuelles font état de 2.5 millions de personnes affectées par la sclérose en plaques dans le monde, dont 400.000 américains. La maladie est généralement diagnostiquée entre 20 et 50 ans et ses causes restent mal connues : bien qu’une composante génétique soit fortement suspectée, l’environnement joue également un rôle dans le développement de la maladie et le lien entre ces deux facteurs n’était jusqu’à présent pas connu.

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