Une lettre d’informations d’Act In Biotech

Annonces 28/01/2011

Recherche contre le cancer : partenariat entre le DKFZ et Bayer HealthCare
Le Centre allemand de recherche contre le cancer (DKFZ) et l’entreprise pharmaceutique Bayer HealthCare ont décidé de prolonger leur partenariat pour trois ans. Débuté il y a deux ans, celui-ci a en effet été une expérience positive pour les deux parties. L’objectif de cette coopération est d’utiliser les résultats de recherche pour créer de nouveaux médicaments. Au total, chacun des partenaires a investi 5 millions d’euros sur les cinq ans.
A travers les neufs projets soutenus par le partenariat, les scientifiques espèrent découvrir des molécules, des mécanismes ou des modèles qui pourraient amener au développement de thérapies innovantes. Par ailleurs, le DKFZ et Bayer HealthCare travaillent sur un dispositif de diagnostic d’un nouveau genre qui permettrait de prédire l’efficacité des traitements pour chaque patient et de contrôler l’évolution de la maladie et les effets de la thérapie de manière personnalisée.

Pour ce faire, les deux associés mettent en avant leurs propres qualités. Alors que les scientifiques du DKFZ sont des spécialistes dans la recherche des origines du cancer, le personnel de Bayer a accès à une large collection de molécules, qui pourraient se révéler être de nouveaux principes actifs. Le DKFZ utilise donc son potentiel pour découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques et Bayer permet ensuite de tester une large variété de substances susceptibles de les inhiber. L’alliance stratégique a ainsi pour objectif d’accélérer la transition entre la découverte de connaissances fondamentales sur le cancer et le développement de médicaments efficaces.
« Le cancer reste pour nous tous un gros problème. C’est seulement en dépassant les frontières institutionnelles et en mettant en commun nos connaissances et notre savoir-faire que nous pourrons vaincre cette maladie. », déclarait Otmar D. Wiestler, Président du Conseil d’administration du DKFZ, lors de la conférence de presse organisée par les deux partenaires à Berlin pour présenter le bilan des deux dernières années.
Tout au long de chacun des neufs projets en cours, les deux institutions ont décidé ensemble de leur démarrage ainsi que de leur évolution. Chaque partie trouve son avantage dans cette alliance : Bayer espère obtenir un nouveau médicament commercialisable, alors que les chercheurs du DKFZ comptent sur la publication des résultats de leurs recherches dans des revues scientifiques renommées.

www.bayerscheringpha…
www.dkfz.de/index.ht…
Source : Rapports d’Ambassade

Les villes scientifiques du monde : Barcelone et Madrid dans la cour des 100
Dans le domaine de la recherche et de son évaluation, on connait les classements des pays, des centres de recherche ou des universités. Il existe aussi le classement des villes : en fin d’année dernière, la revue Nature a fait paraître un article sur le sujet utilisant à cette fin les données fournies par l’éditeur Elsevier concernant le nombre de citations par article scientifique produit, un indicateur de la qualité de la recherche. Des 100 villes qui apparaissent dans les adresses des auteurs des publications et qui sortent avec les taux de citation les plus hauts, figurent Paris, Grenoble et Toulouse pour la France et Barcelone et Madrid pour l’Espagne. Un graphique interactif permet de suivre sur la période 2000-2008 l’évolution du paramètre de chacune des 100 métropoles retenues [2].

En début de classement, le panorama est assez monotone puisqu’en 2008, seules deux des 20 premières villes ne se trouvent pas aux Etats-Unis : Cambridge à la 8ème place et Oxford à la 19ème, les trois premières étant Cambridge près de Boston, Boston et Berkeley.

Pour ce qui est de l’Espagne, on s’aperçoit que Madrid est resté stable sur les 8 ans, passant de la 66ème position à la 67ème alors que Barcelone a connu une progression continue, gagnant 9 places, pour arriver en milieu de classement, à la 54ème place. Seules quatre villes ont connu une progression supérieure : Austin (Etats-Unis), Louvain (Belgique), Oslo (Norvège) et Hefei (Chine). Si l’on compare avec la dynamique des trois villes françaises, Grenoble a reculé de manière importante, passant de la 34ème place à la 51ème, Paris a perdu 6 places par rapport à sa 40ème position initiale et Toulouse est passé du rang 56 au rang 61.

Si l’indicateur de citation de Paris et de Toulouse a progressé de respectivement 1 et 5%, celui de Madrid et Barcelone a bondi de 12 et 25% : les deux grands pôles de la recherche espagnole récoltent les fruits des efforts continus accomplis par le gouvernement espagnol ces dernières années en matière de financement de la R&D et qui se sont traduits notamment par une forte hausse de la production d’articles (d’après l’étude de Nature, Madrid a vu son nombre de publications augmenter de 71% pour atteindre 71.000 travaux quand Barcelone croissait de 101%, atteignant près de 60.000 articles), même si depuis la crise et les budgets d’austérité 2010 et 2011, la dynamique n’est plus la même.

Qu’est-ce qui vaut en particulier à Barcelone une progression aussi nette? Indubitablement, le réseau de centres de recherche 100% catalans qu’a permis de développer depuis les années 90 le statut d’autonomie de la région, a joué un rôle clé. Parmi ces centres, 37 à ce jour, regroupés au sein de l’ACER [6], nous avons eu l’occasion tout récemment d’évoquer l’ICFO dans le domaine de la photonique et dans le domaine de la biomédecine, le CRG a été repéré par Science Careers comme un centre d’excellence. Si la Catalogne obtient régulièrement près de la moitié des bourses de l’European Research Council attribuées à l’Espagne, c’est notamment grâce au pouvoir attractif de ces structures de recherche.

Suite aux élections régionales de novembre dernier qui ont conduit à un changement de majorité et ont décidé d’un nouveau président, Artur Mas, le nouveau ministre catalan de l’économie et de la connaissance, un vaste ministère qui couvre le champ de la recherche et des universités, n’est autre que l’économiste Andreu Mas-Colell, le père de ces centres de recherche. Nul doute donc que malgré les temps de vaches maigres qui attendent la région, ces centres seront particulièrement protégés à la grande satisfaction de la communauté scientifique locale.

[2] www.nature.com/news/…
[6] www.acer-catalunya.o…
Source : Rapports d’Ambassade

TGEIR : une convention pour renforcer la collaboration scientifique et industrielle
Le CNRS, le CEA et Soleil ont signé une convention de collaboration scientifique et industrielle avec l’Association des partenaires industriels des grands équipements scientifiques (Piges). Cette convention a pour but de renforcer la synergie entre entreprises et recherche académique dans le domaine des infrastructures de recherche et la R&D en physique nucléaire et des hautes énergies et autour des très grands centres de rayonnement.

www2.cnrs.fr/presse/…
Source : CNRS

Le projet lyonnais d’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) Cerveau et Santé Mentale. une réponse aux préoccupations du « plan de prévention et d’accompagnement des personnes souffrant de troubles mentaux »
annoncé en Conseil des Ministres le 26 janvier 2011
Lyon, le 27 janvier 2011 – Lors du conseil des ministres du 26 janvier 2011, le Président de la République a demandé l’élaboration d’un « plan pluriannuel de prévention et d’accompagnement des personnes souffrant de troubles mentaux ».
L’urgence de proposer des solutions adaptées au handicap et à la dépendance des patients souffrant de maladies mentales est au cœur de la feuille de route du projet d’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) Cerveau et Santé Mentale (CESAME) et suite à l’annonce du gouvernement, François Mauguière, chef de service à l’hôpital neurologique de Lyon et porteur du projet confirme cette volonté :
« Face au poids croissant que représentent les maladies mentales dans notre société*, il y a urgence à créer un Pôle d’excellence qui réunit les maladies neurologiques et maladies psychiatriques sous une même bannière. La création de l’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) Cerveau et Santé Mentale (CESAME) serait en ce sens un véritable accélérateur de progrès et participerait de toute évidence au succès du plan qui sera prochainement mis en œuvre par les pouvoirs publics. »
Pour répondre avec efficacité à cet objectif, les porteurs du projet CESAME ont privilégié une approche innovante qui fédère l’ensemble des compétences (psychiatrie, neurologie, psychologie, pédiatrie, gériatrie, sociologie et économie de la santé…) au profit d???une médecine du cerveau à part entière. Elle appréhende le cerveau en tant qu’organe unique dans toutes ses dimensions et y compris « sociale ». La démarche de CESAME vise à aborder les troubles mentaux comme des dysfonctionnements du cerveau. Elle ouvre ainsi de nouvelles voies thérapeutiques dans une perspective d’utilité directe au patient. La remédiation, terme qui s’applique par extension aux procédures permettent de restaurer le fonctionnement normal de circuits neuronaux pathologiques ou de compenser une déficience fonctionnelle cérébrale, en constitue un exemple.
Véritable moteur de la prévention et de l’accompagnement des personnes souffrant de troubles mentaux, cette démarche consiste à replacer l’humain, en l’occurrence le patient, au centre des préoccupations, en intégrant des problématiques liées à son environnement personnel, familial, social, culturel et institutionnel. Elle s’inscrit dans l’optique de la mise en œuvre de solutions opérationnelles et de thérapeutiques innovantes.

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