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Danemark : Le transport glucidique prend des chemins de traverse

Des scientifiques du département des Sciences du Sport et de l’Exercice ont, en collaboration avec leurs collègues de l’Université d’Harvard, découvert une nouvelle voie moléculaire activée par les muscles pendant l’exercice physique.

Les muscles squelettiques utilisent des lipides et des glucides pendant l’exercice physique. Ces glucides sont constitués du glycogène stocké dans les muscles, mais également de glucose sanguin. Les muscles squelettiques, par leur utilisation massive de glucose, représentent un modèle tissulaire important pour l’étude des chemins de signalisation intracellulaires menant à une augmentation du transport de glucose.

Il s’agit d’un chemin important, car il est connu que les signaux pour le transport musculaire induits par la contraction musculaire ne sont pas les mêmes que ceux induits pas l’insuline. Ainsi, pour les individus qui sont résistants à l’insuline (l’insuline n’a que peu d’effet sur leur métabolisme), le chemin induit par la contraction musculaire représente un chemin alternatif pour l’absorption de glucose. Pour les compagnies pharmaceutiques, ce chemin représente une alternative possible et attractive aux interventions pharmacologiques pour maintenir l’homéostasie glucidique.

Les chercheurs du département des Sciences du Sport et de l’Exercice, à l’Université de Copenhague, ont, en collaboration avec des scientifiques du Joslin Diabetes Center de l’Université de Harvard, travaillé sur une nouvelle protéine, appelée SNARK. Elle s’est révélée être activée dans les muscles squelettiques en réponse à des contractions et exercices musculaires, aussi bien chez les rongeurs que chez les humains. De plus, en utilisant des animaux transgéniques, qui expriment plus fréquemment que la normale un mutant inactif de la protéine SNARK dans les muscles squelettiques de la souris, les chercheurs ont montré que l’utilisation de glucose induit par la contraction est réduite de 40 à 50% comparé aux animaux témoins.

Les données de cette étude montrent un rôle clair de la protéine SNARK dans le transport glucidique pendant la contraction musculaire et l’exercice physique, mais elles suggèrent aussi que les chemins multiples ou redondants du glucose pourraient arbitrer entre les effets de la contraction et ceux de l’insuline dans l’activation du transport glucidique.



Ces données ont été publiées dans la revue scientifique « Proceedings of the Nation Academy of Science. »
www.pnas.org/content…
Source: Rapport d’Ambassade

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