Une lettre d’informations d’Act In Biotech

Italie : La première greffe robotique de pancréas au monde est italienne

Le 27 septembre dernier, l’équipe de chirurgie coordonnée par le professeur Ugo Boggi a réalisé la première greffe robotique de pancréas au monde. Cette intervention a utilisé le système robotique « da Vinci SHDi » et a duré trois heures en tout, contre les 5 nécessaires pour une opération traditionnelle, et la phase la plus délicate de liaison des vaisseaux a duré environ 28 minutes. La patiente était une italienne de 43 ans atteinte d’un diabète de type 1 depuis l’âge de 20 ans.

Cette opération est un exploit du CHU de Pise, qui représente un réel tournant dans le domaine des greffes pancréatiques. La même intervention avec une chirurgie traditionnelle est en effet considérée extrêmement risquée, vu que 50% des patients opérés développe au moins une complication post-chirurgicale et que dans 15-30% des cas, ils doivent se soumettre à une nouvelle intervention. Avec l’utilisation du robot « Da Vinci », il est possible de faire la même opération mais de façon mini-invasive, réduisant ainsi grandement le traumatisme chirurgical. A la place d’une longue incision du thorax au pubis, l’opération ne nécessite qu’une petite ouverture de 7 centimètres pour faire passer l’organe à transplanter, et trois petites entailles de quelques millimètres pour introduire trois sondes, un oeil et deux mains robotiques.

 »Je me réjouis avec le professeur Boggi et son équipe pour l’intervention exécutée avec succès, a déclaré la conseillère régionale pour la santé Daniela Scaramuccia, qui ouvre des perspectives de traitement pour les patients toscans mais pas uniquement. Nous sommes réellement fiers de cette université [l’université de Pise] qui est à l’avant-garde depuis des années et du groupe de professionnels qui continue à marquer l’histoire des transplantations à travers le monde ». Nicoletta De Francesco, vice-recteur par intérim de l’Université de Pise a ajouté : « Je suis fière que ce soit ma première intervention publique parce qu’elle synthétise l’excellence de notre université. Ces objectifs ne sont pas atteignables en peu de temps, mais en de nombreuses années, et c’est toujours le fruit d’un grand travail. Pour ma part, je travaillerai pour améliorer continuellement cette branche et je souhaite une collaboration fructueuse avec la faculté d’ingénierie dont des chercheurs travaillent sur des robots semblables ».

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Source : Rapports d’Ambassade

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