Une lettre d’informations d’Act In Biotech

Les biotechs affichent des performances médiocres

Seul Carmat, qui n’est pas à proprement parler une biotech, signe un parcours boursier satisfaisant. La raison : un projet qui parle au marché.
Les biotechs ont été (hormis Medica) les premières à retenter l’aventure boursière, après deux années de disette sur les marchés financiers. Elles tentent d’attirer l’attention des investisseurs sur les potentiels alléchants de leurs futurs médicaments.
Toujours est-il qu’au-delà des promesses les performances boursières sont moins glorieuses. La raison : le recours probablement trop précoce aux marchés financiers, étant donné leur stade de développement. Pour beaucoup, elles n’ont pas fait la preuve du concept (validité scientifique) de leur approche thérapeutique et entrent en Bourse « faute de sociétés de capital-développement capables, en France, de les financer », explique Arnaud Guérin, chez Portzamparc. En effet, peu d’entre elles disposent de produits dépassant la phase II d’essais cliniques, une étape à la probabilité d’échec forte.
Par ailleurs, la complexité des études cliniques entreprises et les débats d’experts entourant les résultats rendent ardue l’appréhension de ces activités pour un investisseur non initié. Seul Carmat, et son coeur artificiel total, a enflammé la Bourse, illustrant l’engouement des marchés pour les « histoires ». Reste que, si le cours s’est envolé, il est, depuis, retombé à 25 euros, mais demeure bien au-dessus du prix d’introduction. L’action risque encore de stagner jusqu’à fin 2011, date des premières implantations chez l’homme. Une étape là encore à haut risque.

Source : www.jdf.com/enquete/…

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