Une lettre d’informations d’Act In Biotech

Canada : La glucosamine provoque la mort de cellules du pancréas

Des tests in vitro réalisés par le professeur Frédéric Picard et son équipe ont révélé que l’exposition à la glucosamine provoque une augmentation considérable de la mortalité des cellules pancréatiques responsables de la production d’insuline, un phénomène lié au développement du diabète. Le taux de mortalité cellulaire augmente en fonction de la dose de glucosamine et de la durée de l’exposition. « Dans le cadre de nos travaux, nous avons utilisé des doses cinq à dix fois supérieures à la dose recommandée par la plupart des fabricants, soit 1500 mg/jour », souligne Frédéric Picard. « Des études antérieures ont révélé qu’une proportion non négligeable des consommateurs de glucosamine augmentent la posologie dans l’espoir d’obtenir plus d’effets », explique le chercheur. 

Le professeur Picard et son équipe ont montré que la glucosamine active un mécanisme de soupape qui sert à abaisser un taux de sucre sanguin trop élevé. Ce mécanisme a toutefois un effet négatif sur une protéine, appelée SIRT1, qui joue un rôle crucial dans la survie des cellules. Une forte concentration de glucosamine diminue de façon importante le niveau de SIRT1 et, du même coup, favorise la mort cellulaire dans les tissus où cette protéine est abondante, notamment le pancréas. 

Les personnes qui consomment de grandes quantités de glucosamine, celles qui en consomment pendant de longues périodes et celles qui possèdent peu de SIRT1 dans leurs cellules seraient donc potentiellement plus à risque de développer du diabète. Chez plusieurs espèces de mammifères, le niveau de SIRT1 diminue avec l’âge. Ce phénomène n’a pas été démontré chez l’humain mais, si c’était le cas, les personnes âgées qui constituent la clientèle cible de la glucosamine seraient encore plus vulnérables. 

« Ce qu’il faut retenir de nos travaux, c’est que la glucosamine peut avoir des effets qui sont loin d’être anodins », commente Frédéric Picard. « Il ne faut pas en consommer comme s’il s’agissait de simples comprimés de farine. »
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Source : Informations Hospitalière

Selon des chercheurs de l’Institut Lady Davis, les stéroïdes en aérosol augmentent le risque de diabète
Les personnes qui prennent des corticostéroïdes en aérosol courent le risque de développer un diabète adulte, surtout si les doses son élevées, affirment des chercheurs de l’Institut Lady Davis de recherches médicales de Montréal. Le risque est particulièrement inquiétant chez les personnes qui souffrent de bronchopneumopathie chronique obstructive et beaucoup moindre chez les asthmatiques.

« De tels médicaments luttent si efficacement contre l’asthme que leurs bienfaits surclassent le risque chez les asthmatiques », déclare Dr Samy Suissa, directeur du Centre d’épidémiologie clinique de l’Institut et auteur principal de l’étude publiée dans le American Journal of Medicine. « Toutefois, leur efficacité est discutable en cas de bronchopneumopathie chronique obstructive qui commande également des doses supérieures. Il s’agit de rapports risque-bienfaits très différents. »

Les corticostéroïdes en inhalation sont administrés sous forme d’aérosol ou de micropoudre et renferment, entre autres, des substances comme de la fluticasone (Flonase®, Advair®), des glucocorticoïdes (Pulmicort®, Rhinocort®) et de la béclométasone (QVAR®, Beclovent®). On sait depuis longtemps que les corticostéroïdes oraux comme la predinisone augmentent le risque de diabète, mais c’est la première fois que l’effet est observé en inhalation.

Dr Suissa et ses collègues ont utilisé les immenses bases de données de la Régie de l’assurance maladie du Québec pour étudier une cohorte de près de 400 000 patients traités pour une bronchopneumopathie chronique obstructive ou pour de l’asthme. Il appert que les corticostéroïdes en aérosol accroissent le taux d’apparition du diabète de 14 à 19 personnes par 1 000 (34 %) pour chaque année d’utilisation. Bref, 5 personnes de plus pour chaque millier d’utilisateurs compris dans l’étude – qui n’auraient autrement pas été touchées – ont développé un diabète attribuable à l’utilisation d’un tel médicament.

« Ces chiffres ne sont pas négligeables », précise Dr Suissa, également professeure en épidémiologie et biostatistiques à l’Université McGill de Montréal. « Sur une population plus grande, les chiffres absolus de personnes touchées seraient significatifs. »
« Les chercheurs recommandent donc aux médecins de réserver l’utilisation des stéroïdes en aérosol aux patients qui en tirent de réels bienfaits, comme les asthmatiques, et de ne les ordonner qu’aux quelques personnes atteintes de bronchopneumopathie chronique obstructive pour qui le médicament est indiqué. Dans tous les cas, les personnes qui prennent de fortes doses devraient être examinées pour une possible hyperglycémie et ne prendre que la dose efficace la plus faible possible. »

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Source : Informations Hospitalière

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