Une lettre d’informations d’Act In Biotech

Des laboratoires s’opposent aux baisses de prix imposées par la Grèce

Après l’Allemagne et l’Espagne, la Grèce a décrété, début mai, une baisse moyenne de 21,5% des prix des médicaments, rapporte La Tribune. La décision inquiète d’autant plus l’industrie pharmaceutique que le pays a valeur de symbole : c’est le moins cher de la zone euro et il sert de référence à l’Espagne ou à l’Italie pour fixer leurs propres prix. « Nous craignons un effet boule de neige », explique l’Efpia, la fédération européenne du secteur. Ainsi, les ripostes n’ont pas tardé. Le danois Novo Nordisk, leader mondial de l’insuline et son compatriote Leo Pharma, ont décidé de retirer une quarantaine de produits du marché grec. « Si nous réduisons nos prix de 25%, d’abord il va y avoir de nombreuses importations parallèles, ensuite cela va influencer les prix dans toute l’Europe », explique Mads Thomsen, vice président chargé de la R&D chez Novo Nordisk. Ainsi, même si le chiffre d’affaires concerné est modeste, (35 millions d’€ pour Novo), les insulines les plus modernes du laboratoire, « donc les plus chères, qui sont encore sous brevet et pour lesquelles nous avons investi lourdement », ont été retirées du marché grec. Pourtant, souligne Mads Thomsen, « il faut savoir qu’en Europe, les prix pharmaceutiques ne sont pas si hauts : le Victoza® y est vendu 3 €, quand il coûte 8 $ aux Etats-Unis ». Ainsi, le poids de l’Europe, et donc son intérêt pour les labos risque de fortement se réduire. « Nous enregistrons plus de 20% de croissance en Chine, contre 5% en Europe ».

Source : Pharmaceutiques 11 juin 2010-06-17

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