Une lettre d’informations d’Act In Biotech

Espagne : « Séquençage de seconde génération » pour le transcriptome

Une équipe formée par des chercheurs du Centre de Régulation Génomique (CRG) de Barcelone, du Sanger Institute de Cambridge et de l’Université de Genève, a réalisé une vaste étude de la variation génétique entre populations, dans l’objectif, à long terme, de mieux comprendre les prédispositions à des maladies. Les scientifiques ont analysé l’ensemble des ARN messagers contenus dans les cellules sanguines prélevées sur une soixantaine d’individus d’origine européenne, et ce grâce à une nouvelle technologie à haute résolution dite « séquençage de seconde génération ». Les chercheurs ont ainsi pu déterminer à la fois l’abondance et la structure des différents ARN messagers, à la différence des techniques classiques qui ne permettaient que de quantifier les différents ARN. Jusque là, le séquençage du génome avait permit de comprendre les processus basiques de la cellule, mais désormais la compréhension de la variabilité entre les individus est envisageable grâce à l’étude des ARN messagers. Or ces variabilités sont soupçonnées d’être responsables de la prédisposition à certaines maladies communes comme le diabète, l’asthme ou les maladies cardiovasculaires. La compréhension de ces petites différences subtiles qui modulent l’expression génique, et qui étaient jusque là inconnues, permettra donc sans doute de développer dans le futur des traitements plus rapides et plus efficaces, car plus spécifiques à chaque patient. Ce séquençage du transcriptome (l’ensemble des ARNm) méritait donc bien un article publié dans Nature ce mois-ci.
www.nature.com/natur…

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