Une lettre d’informations d’Act In Biotech

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Un système robotisé pour la culture des cellules
L’Institut National des Sciences et Techniques Industrielles Avancées (AIST – organisme public de recherche sous tutelle du Ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie) et Kawasaki Heavy Industries ont développé un appareil capable de cultiver en même temps des cellules provenant de plusieurs personnes. Ce système automatisé a été mis au point dans le cadre d’un projet de promotion de la recherche translationnelle d’une durée de deux ans et demi piloté par l’Organisation pour le Développement des Energies Nouvelles et des Technologies Industrielles (NEDO- organisme public de financement de la recherche), avec pour objectif de faire du Japon le meneur mondial dans le domaine de la médecine régénératrice. La médecine régénératrice, un champ thérapeutique émergent et prometteur, se fonde sur la culture de tissus et de cellules pour soigner des organes ou des tissus défaillants. Pour l’instant, les cellules doivent être cultivées manuellement par des techniciens hautement qualifiés, chacun d’entre eux ne pouvant s’occuper que d’une culture à la fois pour éviter la contamination par les cellules d’une autre personne. Il est nécessaire de parvenir à industrialiser le processus de culture des cellules pour permettre leur utilisation à des fins thérapeutiques. Le système automatisé, baptisé R-CPX (pour Robotized – Cell Processing eXpert system), mesure quatre mètres de long pour deux de large et deux de haut. Il est constitué de deux bras robots capables de travailler en tandem et de reproduire les mouvements d’un technicien expérimenté. Entre autres fonctions, il possède également un mode manuel ainsi qu’une fonction de détermination automatique de l’état d’avancement des cultures cellulaires. L’intérieur de l’appareil est maintenu stérile à l’aide de vapeur de peroxyde d’hydrogène, ce qui lui permet de cultiver les cellules de plusieurs donneurs simultanément. Selon Kawasaki Heavy Industries, le robot devrait coûter plus de 100 millions de yen (environ 800.000 euros). L’entreprise table sur une demande annuelle de 100 unités au cours des années 2020.

Source : Rapports d’Ambassade

80 millions d’euros pour la recherche sur les cellules souches en Rhénanie du Nord-Westphalie
Le Ministre-Président du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie (NRW), Jürgen Rüttgers (CDU), a annoncé le 16 avril 2010 la construction d’un Centre pour les technologies régénératives appliquées (CARE) à l’Institut Max Planck de Münster. Ce centre de recherche visera à étudier les mécanismes de transformation des cellules du corps humain en cellules souches pluripotentes induites (iPS). Les cellules iPS sont capables de se différencier en n’importe quel type cellulaire présent dans l’organisme, leur utilisation est donc très prometteuse pour le traitement de nombreuses maladies. Le projet devrait bénéficier d’un budget de 80 millions d’euros sur les dix prochaines années, financé à 75% par le Land de NRW et à 25% par le Gouvernement fédéral. La direction du centre sera confiée au professeur Hans Schöler, un des trois directeurs de l’Institut Max Planck de biomédecine moléculaire de Münster. En été 2009, Hans Schöler et son équipe étaient parvenus à transformer des cellules issues de testicules de souris en cellules souches pluripotentes seulement en modifiant les conditions de culture. Le nouveau centre de recherche sur les cellules souches a pour objectif de devenir une référence mondiale dans le domaine. Les travaux conduits au sein du centre CARE concerneront à la fois la recherche fondamentale, mais aussi le développement de médicaments et de thérapies. Selon le Ministre de l’innovation de NRW, Andreas Pinkwart, le centre pourra s’appuyer sur le réseau de compétence de NRW spécialisé sur les cellules souches qui rassemble neuf pôles de recherche et se distingue par des résultats de recherche mondialement reconnus, alliant excellence scientifique et prise en compte des composantes éthiques et légales.

Source : Rapports d’Ambassade

La biotechnologie allemande ne connaît pas la crise…
Les entreprises allemandes spécialisées en biotechnologie n’ont pas perdu de leur force d’innovation malgré la crise financière. Les dépenses de R&D sont restées à un niveau élevé en 2009, avec un total d’environ un milliard d’euros. Les derniers chiffres-clefs concernant le domaine des biotechnologies en Allemagne ont été présentés à l’occasion du forum 2010 des Journées allemandes des biotechnologies, les 21 et 22 avril 2010 à Berlin. Le Secrétaire d’Etat au Ministère fédéral de l’enseignement et de la recherche (BMBF), Georg Schütte, a déclaré à cette occasion : « Le nombre d’employés dans le domaine des biotechnologies commerciales n’a jamais été aussi élevé. Cela montre à quel point les technologies innovantes sont importantes comme moteur de croissance pour l’Allemagne ». Le BMBF prévoit en 2010 un budget total de 270 millions d’euros pour le financement de projets en biotechnologies. La part de ce budget attribuée aux biotechnologies végétales devrait être augmentée de 50 millions d’euros pour les 3 à 5 prochaines années. Depuis 2006, la plateforme d’information biotechnologie.de du BMBF recueille les données économiques des entreprises allemandes de biotechnologies suivant les directives internationales de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). En 2009, les 531 entreprises de biotechnologies allemandes ont employé près de 15.000 personnes, auxquelles s’ajoutent les 16.600 employés dans les départements orientés vers les biotechnologies des entreprises des secteurs pharmaceutique, chimique et de production de semences. Ce total de 31.600 employés dans le secteur des biotechnologies commerciales représente une hausse de 5% par rapport à l’année précédente. Si les entreprises allemandes connaissent un grand succès dans les secteurs du service, du diagnostic et des biotechnologies industrielles, elles ont plus de difficultés à développer des médicaments jusqu’à la mise sur le marché. A retenir tout de même pour 2009 : le succès du développement du premier anticorps contre le cancer, développé de A à Z par des laboratoires allemands. Pour la première fois, le rapport analyse également les projets biotechnologiques des instituts de recherche. Ils représenteraient plus de 27.000 employés dans plus de 700 instituts de recherche. Les instituts interrogés ont bénéficié en 2008 d’un budget total de 2,8 milliards d’euros et 1,1 milliards d’euros issus de financements tiers. A noter également que le BMBF soutient la création d’entreprise dans le milieu académique par l’intermédiaire de l' »Offensive de création Biotechnologie » (GO-Bio) démarrée en 2005. Selon Georg Schütte, le BMBF veut poursuivre le développement des biotechnologies comme pilier d’une bio-économie basée sur la connaissance. Ce concept d’ensemble sera présenté courant 2010 dans un nouveau programme cadre sur la bio-économie.

Source : Rapports d’Ambassade

Premiers pas vers la création d’un Centre de recherche national en cardiologie en Allemagne
A l’occasion du congrès annuel de la Société allemande de cardiologie (DGK) le 10 avril 2010, son président Michael Böhm a annoncé la création prochaine d’un Centre de recherche national en cardiologie sous l’égide du Centre Max Delbrück (MDC) de Berlin. Ce centre sera le troisième centre allemand de recherche en santé à être créé, après celui de Bonn sur les maladies neurodégénératives et celui de Munich sur le diabète. Le Ministère fédéral de la recherche et de l’enseignement (BMBF) a donné son accord pour un financement annuel de 50 millions d’euros. La DGK soutient depuis plusieurs années la création d’un centre national de recherche en cardiologie, sur les modèles du Centre allemand de recherche sur le cancer (DKFZ) à Heidelberg et du Centre de recherche sur les maladies neurodégénératives (DZNE) à Bonn. Le centre sera un réseau de 8 instituts universitaires partenaires, coordonné par le Centre Max Delbrück (MDC) de Berlin. Ces instituts devront être de renommée internationale et couvrir les thématiques suivantes de la recherche cardiovasculaire : maladies cardiaques inflammatoires, biologie vasculaire, infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque, régénération et réparation, troubles du rythme cardiaque. Des groupes de recherche d’autres instituts pourront également être intégrés au centre par le biais de financements de projets particuliers. Michael Böhm a critiqué les financements insuffisants de la recherche cardiovasculaire en Allemagne. Selon lui, les financements publics dédiés à la recherche cardiovasculaire sont évalués à 155 millions d’euros par an, contre 367 millions d’euros annuels pour la recherche sur le cancer par exemple. Pourtant, 44% des décès sont attribuables aux maladies cardiovasculaires contre 26% pour le cancer.

Source : Rapports d’Ambassade

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